Olivier Dressayre La Poste

Ce qui en ressort à ce stade, ce sont d’abord, sur le plan général, et avec une force qui est incontestable du fait du nombre :

  • des sujets qui font consensus parmi les postiers : par ex. sur l’analyse du Groupe selon une grille forces-faiblesse et opportunités et menaces ou sur les indicateurs de la réussite en 2018,
  • une hiérarchie des attentes quant aux leviers d’action prioritaires,
  • mais aussi les questions ou le sens n’est pas bien identifié ou mérite encore des actions ou explications.

Quant aux idées plus précises (15 à 20 % du total), elles seront confrontées, dans la durée, avec des projets passés, en cours ou encore à lancer, en accord avec chaque Métier du Groupe et, souvent, en association entre eux.

Apré€s ce dispositif, comment gérer les attentes générées, expliquer ce qui a été retenu ou non et pourquoi ?

C’est tout l’enjeu d’une démarche participative, et nous n’avons pas de réponse toute faite ! Il est bien normal d’apporter tout d’abord un retour à l’ensemble des postiers sur les contributions produites. C’est d’ailleurs une attente formulée tré€s forte : savoir ce que leurs collé€gues ont dit. Un « cahier de contributions », tiré à 250 000 exemplaires, vient déjà, 3 semaines apré€s la cloÌ‚ture de la consultation, d’é‚tre adressé à tous les postiers dans ce but (accessible aussi en intranet !). Ensuite, dans le plan stratégique lui-mé‚me, nous nous attacherons à mettre en évidence ce qui vient de cette grande consultation. Enfin, bien suÌ‚r, il y aura un travail managérial, dans chaque métier et à différents échelons territoriaux, pour prendre en compte et creuser les idées précises proposées.

De manié€re plus générale quel dispositif de suivi sera mis en place ? Est-ce un « one-shot » ou La Poste entend-elle rentrer dans une logique d’écoute/conversation permanente avec les postiers ?

L’exigence de participation est une attente durable qui concerne le Groupe La Poste, comme d’autres grands employeurs. Une démarche participative « one-shot » n’a donc pas de sens quand nous plaçons la qualité de vie au travail aux tous premiers rangs de nos priorités et la considérons comme un levier majeur de la performance. Etre à l’écoute de toutes les parties prenantes est plus que jamais dans notre vocation et bien plus qu’une posture conjoncturelle. Il est vrai qu’il reste beaucoup à inventer, soyons lucides, sur les modalités de cette conversation durable.

————-

J’en profite pour remercier Olivier Dressayre pour sa disponibilité et les équipes digitales du Groupe La Poste pour leur célérité dans la mise en relation.

Je reviendrai bien sur prochainement sur cette initiative et cette interview avec un regard plus analytique mais auparavant nous parlerons d’une initiative similaire à  la Société Générale. On aura ensuite la matière pour avoir un regard croisé et un peu de recul sur une pratique qui séduit de plus en plus d’entreprises.

L’uberisation touche toute la société. Olivier Dressayre, directeur de la stratégie, du développement durable et de l’énergie de Poste Immo s’exprime sur le sujet sur le site du Moniteur. Le secteur immobilier est lui aussi directement impacté, alors que la France vient de mettre en place sa loi sur la transition énergétique.

Au-delà des phases conception et construction, le numérique permet déjà de bien meilleures performances énergétique du bâtiment en phase exploitation (maitrise des consommations, gestion des locataires et occupants..). Monitorer ses consommations, détecter des anomalies, assurer une gestion énergétique sont autant d’opportunités nouvelles qu’il faut pleinement mettre en oeuvre comme a pu le tester Schneider Electric sur la Préfecture de l’Isère.

Le numérique devient donc primordial et prend tout son sens dans la phase de gestion et de maintenance du patrimoine bâti, mais aussi sur toutes les phases de sa vie.

Et l'on voit à nouveau poindre le BIM., En effet, c’est en ce sens que le BIM (Building Information Modeling), qui permet entre autre un travail collaboratif pluridisciplinaire qui va permettre de constituer une source d’informations uniques intégrant les données techniques, patrimoniales, juridiques, elles-mêmes standardisées. Ces données ou Big Data, serviront aussi bien en phase conception qu’en phase exploitation et elles seront elles-mêmes la source d’analyses pour l’optimisation de futures conceptions répondant à des contextes similaires.

Un article à lire avec attention sur le site du Moniteur en cliquant ici.

0 comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *